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La semaine dernière, la Société historique du Canada a commencé à faire circuler un rapport sur l'état des programmes de doctorat en histoire au pays et sur les perspectives professionnelles de ceux et celles qui en sortent. Je ne l'ai pas encore lu (disons que le sujet n'est pas exactement au sommet de mon échelle de priorités par les temps qui courent) mais quelques passages cités par d'autres historiens ont attiré mon attention:
Quelques calculs rapides suffisent pour en déduire que:
Or, la loi oblige les organisations canadiennes à donner la préférence aux citoyen.ne.s canadien.ne.s et aux résident.e.s permanent.e.s lors d'un processus d'embauche. Pour engager à l'étranger, il faut démontrer que la personne choisie détient des compétences supérieures à celles des candidatures locales. Dans certains cas, c'est sûrement vrai: un département qui cherche des spécialistes en histoire de l'Afrique a plus de chances de les trouver en Afrique qu'au Nouveau-Brunswick. (Mais est-ce que les heureux élus viennent vraiment de l'Afrique et non pas de Harvard, ça...) Mais à part ces cas exceptionnels? Soit les universités canadiennes recrutent à l'étranger quand il y a des candidatures locales parfaitement valides, au mépris de la loi, pour s'acheter le prestige d'un prof issu d'Oxford ou de l'École des chartes. Soit elles considèrent que leurs propres diplômé.e.s n'ont pas les qualifications nécessaires pour travailler dans leurs domaines. Je l'ai déjà dit et je le répète: de quel droit, dans ce cas, les universités canadiennes exigent-elles des frais de scolarité et des années de travail (ardu et mal payé) avant de décerner des doctorats qu'elles considèrent elles-mêmes comme de la frime?
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J'ai la chance, encore cette année, d'enseigner le cours DHN 1500 -- Arts et sciences humaines numériques à l'Université d'Ottawa. Bienvenue à tous et à toutes!
J'ai accepté un poste de chercheur postdoctoral en histoire numérique de la médecine à l'Université d'Ottawa. Il s'agit d'un contrat d'un an, renouvelable une fois.
Le postdoc n'est pas une fin en soi, du moins pas pour moi. Je le traite comme un emploi à durée déterminée, qui m'assure un revenu confortable dans des conditions très agréables et qui me donne le temps de prévoir la suite avec sérénité. |
AuteurFrançois Dominic Laramée est un auteur et historien québécois. Archives
Juin 2026
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Crédit image d'en-tête: Abhi Sharma, Flickr
CC BY 2.0 |
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